26/03/2009

Rythmes de l’enfant : Un autre aménagement est possible

La F.C.P.E., La JPA et le Réseau Français des villes éducatrices ont organisé, le 18 mars 2009 à Paris (mairie du 12ème arrondissement), un colloque intitulé "Rythme de l’enfant : un autre aménagement est possible".

Cette interrogation sur l'aménagement du temps de l'enfant apparaît essentielle pour tous les enfants mais peut-être encore plus pour ceux, en situation de handicap, à qui l'on demande des efforts supplémentaires d'adaptation (à un rythme et un système souvent mal adaptés), ce qui génère une fatigue accrue et du même coup une baisse de disponibilité pour les apprentissages, d'où parfois des situations d'échec, et le début d'un cercle vicieux...

Le résumé de la journée : (source enfant.com)

Semaine de quatre jours, pourquoi ça ne va pas ?

* Coupure en semaine : la semaine de quatre jours « secs » (sans aménagement) est la pire des solutions. Pour François Testu, chronobiologiste et professeur des universités en psychologie, la semaine actuelle (lundi, mardi, jeudi, vendredi) est trop morcelée, ce qui provoque des ruptures délétères pour les enfants (concentration plus difficile, fatigue accrue…).
* 6 heures de classe : les journées sont trop longues, le sommeil des enfants n’est pas respecté. Et qui dit sommeil perturbé, dit apprentissages empêchés. Pour Alain Reinberg, médecin et chronobiologiste à la Fondation Rothschild, « C’est une catastrophe, la situation est dramatique. L’organisme humain n’est pas constant dans le temps, on ne peut pas faire n’importe quoi, n’importe quand. C’est dangereux. »

Des rythmes à l’écoute des enfants

* Pour les intervenants, les rythmes biologiques sont « rarement le souci des décideurs. » « L’organisation d’une journée harmonieuse tient compte des temps forts de vigilance, des temps de moindre capacité de concentration, et introduit de vrais moments de repos. On a fait croire aux parents qu’une seule solution était possible en libérant le samedi matin », résume Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE.
* Des exemples d’autres aménagements ont été présentés. Dans la ville de Roques-sur-Garonne par exemple, les écoliers travaillent du lundi au vendredi. Ils démarrent à 8h45, s’arrêtent entre 11h45 et 13h45 et sortent à 16h45. Un mercredi sur quatre est libéré. « De nombreuses municipalités réfléchissent dans ce sens en ce moment, en lien avec les associations, les parents, les enseignants », dit Anne Carayon, déléguée nationale Jeunesse au plein air.
* La ville d’Angers a lancé une vaste concertation auprès des enfants. A suivre.

A noter :
Organisation le 6 juin 209 des Assises nationales pour l'éducation

Les commentaires sont fermés.